Pour une personne de 1,70 m, la plage de référence la plus souvent citée se situe entre 78 et 82 cm de hauteur de selle, soit 780 à 820 mm. Ce repère ressort de plusieurs sources spécialisées, dont Raffin Motos, Arcy-Autos et ToutPourLaMoto. La réalité varie toutefois selon l’entrejambe, la largeur de selle, le poids de la moto et le niveau d’expérience.

Les données montrent qu’une moto annoncée à 82 cm peut rester accessible, alors qu’un modèle à 79 cm peut sembler plus exigeant si sa selle est large. L’article détaille les mesures utiles, les écarts entre fiches techniques et sensations réelles, les modèles souvent adaptés autour de 790 à 805 mm et les solutions d’abaissement. Pour aller plus loin, les sections suivantes précisent chaque critère.
- 💡 78 à 82 cm constitue le repère le plus fréquent pour une personne mesurant 1,70 m
- 💡 L’entrejambe peut varier jusqu’à 5 cm entre deux personnes de même taille selon Raffin Motos
- 💡 La largeur de selle change fortement la portée réelle au sol, parfois plus que la hauteur annoncée
- 💡 L’essai réel reste plus fiable qu’une simple fiche technique pour juger l’accessibilité
Quelle hauteur de selle convient pour une personne de 1,70 m ?
La plage de référence à viser : 78 à 82 cm
La fourchette la plus souvent retenue pour 1,70 m se situe entre 78 et 82 cm. Plusieurs sources spécialisées la citent, notamment Raffin Motos, Arcy-Autos, ToutPourLaMoto et Accessoirement. D’autres publications donnent des repères plus prudents, autour de 75 à 80 cm, ce qui montre qu’il s’agit d’une base de départ et non d’une règle absolue.
Les retours d’utilisateurs vont dans le même sens. Sur Le Repaire des Motards, plusieurs avis situent un bon compromis autour de 79 cm. L’un d’eux indique même : « Je fais à peu près la même taille que toi et je pense que le bon compromis se situe à 79 cm. » Ce type de retour confirme la cohérence du repère, sans suffire à lui seul pour choisir un modèle. Pour aller plus loin, il faut relier cette hauteur à la morphologie réelle.
Débutant ou motard confirmé : la hauteur acceptable n’est pas la même
Le niveau d’expérience modifie fortement la hauteur jugée acceptable. Un débutant recherche souvent un appui plus sécurisant à l’arrêt et en manœuvre lente. Dans ce cas, les recommandations pratiques vont vers les deux pieds à plat ou au minimum les avant-pieds bien posés. Cette marge réduit le risque de déséquilibre lors d’un demi-tour ou d’un arrêt en dévers.
Un motard plus expérimenté accepte plus facilement un seul pied au sol si la moto reste légère et bien équilibrée. Les témoignages de forums le confirment. Une personne de 1,65 m indique avoir roulé sur deux CBR avec quelques limites au départ, puis une meilleure adaptation avec le temps. Pour aller plus loin, la mesure de l’entrejambe permet d’affiner ce premier tri.
Comment mesurer son entrejambe pour choisir la bonne selle ?
Méthode simple contre un mur pour obtenir une mesure fiable
La mesure utile ne correspond pas à la taille totale, mais à l’entrejambe. La méthode la plus simple consiste à se placer dos au mur, sans chaussures, puis à tenir un livre fermement entre les jambes au niveau de l’aine. Il faut ensuite mesurer la distance entre le sol et le dessus du livre. Cette valeur donne la longueur intérieure réellement exploitable pour estimer l’accès au sol.
Une approximation souvent reprise consiste à multiplier cette mesure par 0,92. Avec une entrejambe de 80 cm, la hauteur théorique obtenue atteint 73,6 cm. Cette formule donne un ordre d’idée, mais elle reste plus basse que la plupart des motos de moyenne cylindrée accessibles à 1,70 m. Elle aide donc surtout à comparer sa marge personnelle, pas à fixer seule le bon achat. Pour aller plus loin, il faut examiner les écarts de morphologie.
Pourquoi deux personnes de 1,70 m peuvent avoir des besoins très différents
Deux personnes mesurant 1,70 m peuvent avoir jusqu’à 5 cm d’écart d’entrejambe selon Raffin Motos. Cette différence suffit à changer complètement la sensation sur une selle identique. Une personne avec des jambes plus longues touchera plus facilement le sol, même si son buste est plus court. L’arcature d’entrejambe, c’est-à-dire la longueur utile et l’angle d’ouverture des jambes, joue ici un rôle central.
La largeur de l’assise modifie aussi la portée réelle. Une selle fine laisse descendre les jambes plus verticalement, alors qu’une selle large oblige à les écarter et réduit l’appui. Marc, sur Arcy-Autos, résume ce point ainsi : « le chiffre sur la fiche technique ne fait pas tout ». Pour aller plus loin, il faut apprendre à lire les hauteurs annoncées sans les isoler du reste.
Une moto annoncée à 82 cm peut elle convenir à 1,70 m ?
Interpréter les chiffres des fiches techniques sans se tromper
Une hauteur de selle de 82 cm peut convenir à une personne de 1,70 m, mais ce chiffre ne garantit rien à lui seul. Les constructeurs mesurent la selle à un point précis, dans des conditions standardisées. La sensation réelle change ensuite avec l’enfoncement de suspension, la fermeté du rembourrage et la posture imposée par la moto. Une machine affichée à 820 mm peut donc paraître plus simple qu’un autre modèle indiqué à 790 mm.
Les témoignages disponibles montrent clairement cette limite des fiches techniques. Sur Accessoirement, Léo explique que quelques centimètres deviennent décisifs lors des manœuvres à basse vitesse. Sur les forums, plusieurs utilisateurs rappellent qu’il faut avant tout essayer. L’avis « A toi d’essayer les motos qui te conviendront » résume bien cette approche. Pour aller plus loin, il faut intégrer la largeur de la selle à la lecture du chiffre brut.
Est-ce que la largeur de la selle peut empêcher de toucher le sol ?
La largeur de selle influence directement la portée au sol. Une assise large écarte les cuisses et augmente la distance effective entre le bassin et le sol. C’est pourquoi une moto à 790 mm peut sembler plus haute qu’un modèle à 830 mm si ce dernier possède une selle plus étroite. Ce point revient de façon récurrente dans les retours d’expérience de motards de taille moyenne.
Un exemple souvent cité concerne certaines sportives hautes mais étroites. Des retours mentionnent une GSX R1000 2003 à 830 mm jugée encore accessible grâce à sa selle fine. À l’inverse, un utilisateur de 1,65 m décrit de vraies difficultés en manœuvres sur une B6 à 80,5 cm. Pour aller plus loin, il faut observer la forme du réservoir, le poids et la suspension, qui modifient aussi l’accessibilité.
Les critères qui comptent autant que la hauteur de selle
Largeur de selle et forme du réservoir
La hauteur affichée ne résume pas l’ergonomie d’une moto. La largeur de selle reste le premier critère à examiner après la mesure en millimètres. Une selle creusée ou plus étroite améliore souvent l’accès au sol sans toucher à la géométrie générale. Le réservoir agit de la même manière. Un réservoir large ou ventru écarte les cuisses et réduit la descente naturelle des jambes, surtout à l’arrêt.
Les témoignages confirment ce point. Un utilisateur du Repaire des Motards explique avoir possédé une Hornet 600 à 790 mm et précise que la hauteur ne suffit pas, car la largeur de selle compte aussi. Ce constat recoupe les analyses techniques publiées par plusieurs sites spécialisés. Pour aller plus loin, la stabilité réelle dépend aussi du poids et de la répartition des masses.
Poids de la moto, centre de gravité et suspension
Une moto lourde, même basse, peut être plus délicate à tenir qu’un modèle un peu plus haut mais plus léger. À vitesse lente, le poids total et le centre de gravité déterminent la facilité à corriger un déséquilibre. Une machine basse avec beaucoup d’inertie devient pénalisante lors des stationnements, des demi-tours ou des arrêts en pente.
La suspension modifie également la perception. Une suspension souple s’enfonce sous le pilote et peut faire gagner quelques millimètres à l’arrêt. À l’inverse, une suspension ferme laisse la selle plus haute. Cette marge reste utile, mais elle ne doit pas masquer le comportement routier global. Une suspension trop molle améliore parfois l’appui au sol au détriment de la stabilité. Pour aller plus loin, la catégorie de moto donne déjà une première indication utile.
Quels types de motos sont les plus accessibles pour 1,70 m ?
Roadsters et naked : le meilleur compromis dans la plupart des cas
Pour une taille de 1,70 m, les roadsters et naked représentent souvent le meilleur compromis entre accessibilité, poids contenu et polyvalence. Leurs hauteurs de selle se placent fréquemment entre 790 et 805 mm, ce qui recoupe les retours d’expérience les plus favorables. Les modèles de cette catégorie restent aussi plus simples à manœuvrer que certaines routières lourdes ou que plusieurs trails de moyenne cylindrée.
Les avis de forums citent souvent la SV650, la Z650, la Hornet, la Bandit, l’ER5, la ZR7 ou la CB500 comme motos accessibles. Cette convergence n’a pas valeur de classement universel, mais elle constitue un signal utile. Pour aller plus loin, il faut distinguer les catégories plus exigeantes, comme les trails, les sportives ou certains customs très spécifiques.
Trails, sportives, customs : ce qu’il faut vérifier avant d’acheter
Les trails présentent en général des selles plus hautes. Ils demandent donc une attention particulière à l’entrejambe et à la largeur du haut de selle. Les sportives affichent parfois une hauteur plus élevée, mais une selle étroite peut compenser en partie. Les customs, au contraire, offrent souvent une selle basse et un centre de gravité rassurant, même si leur poids peut rester important selon les modèles.
Le point décisif reste le comportement à basse vitesse. Une routière basse mais lourde peut devenir moins adaptée qu’un roadster plus haut de quelques millimètres. Les sources spécialisées et les retours d’utilisateurs convergent sur ce point. Pour aller plus loin, il faut regarder des exemples précis de modèles autour de 790 à 805 mm.
Exemples de modèles souvent adaptés autour de 790 à 805 mm
Suzuki SV650, Kawasaki Z650, Honda Hornet, Yamaha MT-07, Triumph Trident 660
Parmi les modèles souvent cités pour 1,70 m, plusieurs références se situent dans une zone cohérente. La Suzuki SV650 est souvent donnée à 785 mm. La Kawasaki Z650 et la Honda Hornet apparaissent autour de 790 mm. La Yamaha MT-07 et la Triumph Trident 660 sont couramment annoncées à 805 mm. Ces valeurs correspondent aux chiffres relevés dans les sources fournies.
Les retours d’expérience confirment la pertinence de cette zone. Un utilisateur mentionne un Fazer à 79 cm sans difficulté malgré une taille de 1,60 m, alors qu’un autre décrit des manœuvres difficiles à 80,5 cm. Les écarts de ressenti restent donc réels, même dans une plage proche. Pour aller plus loin, il faut comprendre pourquoi une moto théoriquement plus haute peut parfois mieux convenir.
Pourquoi une moto plus haute sur le papier peut être plus accessible en vrai
Une moto plus haute en valeur absolue peut se montrer plus accessible si sa selle est étroite, son poids modéré et son équilibre bien réparti. À l’inverse, une moto plus basse mais large ou lourde demande davantage d’effort à l’arrêt. C’est la raison pour laquelle la comparaison directe des chiffres en millimètres produit souvent des conclusions trompeuses.
Le cas des sportives assez fines l’illustre bien. Des témoignages citent une machine à 830 mm encore praticable grâce à une selle resserrée. À l’opposé, un roadster à 790 mm peut sembler plus contraignant si la zone d’assise écarte fortement les jambes. Pour aller plus loin, des solutions existent pour gagner quelques millimètres sans changer de moto.
Peut-on abaisser sa moto sans perdre en sécurité ?
Selle creusée, selle basse et versions rabaissées
La solution la plus simple consiste souvent à agir sur la selle. Un creusage de mousse permet de réduire la hauteur utile et parfois aussi la largeur à l’entrejambe. Un coût indicatif d’environ 100 € est mentionné pour ce type d’intervention par Autos-Gerbelot. Certains constructeurs proposent aussi des selles basses ou des versions rabaissées d’usine, avec un résultat généralement plus cohérent qu’une modification improvisée.
Cette approche conserve en partie la géométrie d’origine si la modification reste mesurée. Elle peut toutefois diminuer le confort sur long trajet si la mousse devient trop fine. Une selle aftermarket plus étroite peut parfois donner un meilleur résultat qu’un simple creusage. Pour aller plus loin, les kits de rabaissement et les réglages de suspension demandent davantage de prudence.
Kits de rabaissement et réglages de suspension : avantages et limites
Les kits de rabaissement, souvent via des biellettes, abaissent l’arrière de la moto et facilitent l’appui au sol. Cette solution existe depuis longtemps et revient régulièrement dans les conseils de forums. Elle peut convenir si le montage respecte les spécifications du modèle et si l’équilibre général est corrigé si nécessaire. Un réglage de précharge ou un changement de ressort peut aussi ajuster légèrement la hauteur statique.
Ces interventions ont des limites. Abaisser excessivement une moto modifie l’angle de chasse, la garde au sol et parfois la progressivité de suspension. Une suspension trop souple peut aussi créer une fausse impression d’accessibilité tout en dégradant le comportement routier. Pour aller plus loin, il faut comparer le coût d’une adaptation avec le bénéfice réel obtenu.
Combien coûte en moyenne un abaissement ou une selle sur mesure ?
Le coût dépend de la solution choisie. Le creusage de selle représente l’option la plus documentée dans les sources fournies, avec un tarif d’environ 100 €. Une selle basse constructeur ou une selle sur mesure peut coûter davantage selon le matériau, la finition et le gain recherché. Les tarifs varient aussi selon la nécessité de retravailler la forme ou la densité de mousse.
Les kits de rabaissement et les interventions sur suspension ajoutent généralement le prix des pièces et celui de la pose. Le poste final dépasse donc souvent celui d’une simple modification de selle. Les données disponibles suggèrent d’abord de tester une selle plus adaptée avant de toucher à la géométrie. Pour aller plus loin, l’essai en concession ou sur route permet de vérifier si cette dépense se justifie réellement.
Faut-il privilégier l’essai en concession ou un essai routier prolongé ?
La méthode d’essai pour vérifier l’accès au sol et la maniabilité à basse vitesse
L’essai en concession permet un premier tri rapide. Il faut s’asseoir avec les chaussures utilisées en conduite, vérifier le contact des pieds au sol, ressentir la largeur de selle et simuler des manœuvres simples. Ce contrôle écarte déjà plusieurs modèles inadaptés. Il reste toutefois incomplet, car il ne montre ni le comportement au démarrage ni l’équilibre lors d’un demi-tour serré.
Un essai routier prolongé apporte une information plus fiable. Il permet d’observer les arrêts en pente, les reprises de stabilité à faible allure et le poids ressenti en circulation réelle. Les retours d’utilisateurs et des sites spécialisés convergent sur ce point : il faut essayer, pas seulement comparer des chiffres. Pour aller plus loin, quelques équipements peuvent aussi améliorer l’accès au sol sans modifier la moto.
Quels équipements améliorent l’accès au sol et la sécurité ?
Des bottes montantes avec une semelle adaptée peuvent améliorer légèrement l’appui et surtout renforcer la sécurité. Le gain en hauteur reste limité, mais il peut suffire à sécuriser un arrêt délicat. Ce choix doit rester compatible avec une bonne sensibilité sur les commandes. Les équipements ne remplacent donc pas une moto adaptée, mais ils complètent utilement l’ensemble.
La priorité reste une machine cohérente avec l’usage réel, surtout pour les trajets urbains et les manœuvres fréquentes. Une moto un peu plus basse, légère et bien équilibrée apporte souvent plus de sécurité qu’un modèle plus valorisant sur le papier. Pour aller plus loin, les pièges les plus fréquents méritent une vérification avant toute décision d’achat.
Le repère de 78 à 82 cm permet de présélectionner des motos adaptées à 1,70 m, mais il ne remplace ni la mesure de l’entrejambe ni l’essai réel. Les données et les retours disponibles montrent surtout qu’une selle fine, un poids contenu et un bon équilibre comptent autant que la valeur inscrite sur la fiche technique.
Une lecture utile consiste donc à croiser hauteur annoncée, géométrie réelle et usage prévu. Cette méthode évite les achats guidés par un seul chiffre et oriente plus vite vers une moto réellement maîtrisable au quotidien.



